mardi 6 janvier 2015

La chirurgie esthétique: un boosteur de carrière ?




De tout temps, l’image a joué un rôle capital dans la vie des gens, mais quand cette image décide de leur sort professionnel, quel recours s’offre à eux ?
Qu’on le veuille ou non, consciemment ou inconsciemment, lors d’un recrutement, l’aspect physique d’une personne ainsi que son apparence représentent un pourcentage non négligeable dans la décision de retenir ou non la personne pour le poste en question. Dans ce sens Aristote disait : "La beauté est une meilleure recommandation que n'importe quelle lettre".

Politiciens, managers, commerciaux, hommes du show business et du sport... Personne n’échappe à la pression sociale et au diktat des apparences. On est obligé de projeter une certaine image, car on n’échappe pas au regard observateur et guetteur de notre entourage: supérieurs hiérarchiques, collègues, clients, concurrents...

La chirurgie esthétique constitue t-elle une solution pour améliorer ses chances de décrocher un emploi, ou pour garder son emploi ? Les femmes et les hommes sont t’ils confrontés de la même façon à cette problématique ?

Quand la chirurgie esthétique permet de décrocher ou de garder un emploi


En corrélation à ces diktats du beau et du jeune, il a été observé que les opérations de chirurgie esthétique ne sont plus réservées pour se sentir mieux dans son corps. Elles peuvent aussi permettre de conserver son emploi. Nombreuses sont les personnes qui choisissent les injections de botox, ou d'acide hyaluronique voire recourrir à une intervention chirurgicale, pour continuer à paraître jeune et répondre ainsi aux exigences du monde professionnel.

Dans un monde où l’apparence joue un rôle important, avoir un air jeune et en bonne santé est primordial.  Avoir l’air dynamique et performant est incontestablement un atout dans les milieux qui touchent à l’argent et au pouvoir. Ainsi, cadres supérieurs ou politiques, marketeurs ou vendeurs, n’hésitent pas à avoir recours à la chirurgie esthétique. Il ne suffit plus d’avoir une verve irréprochable mais il faut compléter avec l’apparence qui va avec.


La carrière d’une femme dépend t-elle de son image ?




C’est un problème qui se pose à un grand nombre de femmes. L’omniprésence de l’image, et des photos retouchées ont un impact sur la perception qu’ont les femmes d’elles-mêmes. Cela implique le refus de vieillir et le refus de ne pas correspondre à l’idéal féminin moderne.

Pour les cinquantenaires, la confrontation a une génération de femmes plus jeunes avec un code vestimentaire plus libre et plus fantaisiste est plus difficile et les fait sentir mal à l’aise, frustrées et inconfortables par l’image qu’elles dégagent. Ce qui explique l’intransigeance envers l’image qu’elles se donnent d’elles mêmes. Lorsqu’une femme se sent complexée, elle ose moins, elle se crée des barrières qui l’empêchent de réussir et d’obtenir ce qu’elle veut ; la chirurgie esthétique leur permet de se sentir « bien dans leurs peaux », la femme ainsi aura plus de facilité à aller vers les autres, à s’imposer, et donc à réussir et à obtenir ce qu’elle désire : l’emploi de ses rêves, la promotion tant attendue qui jusqu’à présent avait était accordée à des femmes plus agréables à regarder ou dégageant plus de dynamisme et de jeunesse…

Les hommes sont-ils confrontés au même problème ?


Les hommes connaissent également le problème du vieillissement actif, c’est-à-dire qu’on les considère comme Sénior à partir de 50 ans.

Comme les femmes, ils sont confrontés exactement aux mêmes problématiques qui les poussent à recourir à la chirurgie esthétique :

•    Les attentes de la société : un homme doit donner une image jeune, dynamique et charismatique, cependant dans ce contexte les hommes sont jugés beaucoup moins sévèrement que les femmes.
•    Les changements des tenues vestimentaires dans l’entreprise : il n’est plus possible de dissimuler le surpoids par un costume, ou de cacher la peau défraichie et pendante du cou par le port d’une cravate. En effet, la mode aujourd’hui est au décontracté chic (chemise cintrée au col ouvert, rentrée dans le pantalon).
•    Le risque de la perte de l’emploi lié à leur âge : notamment dans les sociétés de high tech où la moyenne d’âge est de 25 ans, imaginez ce que ressentent ces hommes à être les seuls à avoir 50 ans.


Mais cela se traduit différemment. Les hommes seront moins tentés par la chirurgie esthétique que les femmes. En effet, les défauts physiques sont mieux tolérés chez l’homme que chez la femme, mais certains métiers imposent d’avoir un physique agréable, que l’on soit un homme ou une femme. C’est le cas, par exemple pour les professionnels du spectacle, les politiques, les mannequins, les représentants de produits de luxe, les chefs d’entreprise, ...
Moins préoccupés de leur poids que les femmes, certains ne disent pourtant pas non à la lipoaspiration. Il existe même des liftings spécialement adaptés aux hommes où l’on tient compte de l’implantation de la barbe.


La société dans laquelle nous vivons fait en sorte que la réussite passe par la puissance, l’argent et la jeunesse. Notre quotidien est tellement matraqué par la médiatisation que certaines personnes se voient obligées d’avoir recours à la chirurgie pour décrocher un emploi vu l’importance de plus en plus grande du paraitre. En effet, l’apparence physique, a désormais un rôle capital à jouer en entreprise. Des études américaines ont démontré qu’une personne ayant une apparence plus satisfaisante qu’une autre, pouvait gagner entre 5 et 10% de plus. C’est malheureux de constater qu’à performance égale, la promotion soit accordée au « plus beau ». Pour "les perdants", la chirurgie esthétique est parfois un recours de dernière chance, qui leur permettrait enfin de pouvoir être récompensés et moins subir la pression qu’impose le monde du travail. Méfiance tout de même de ne pas devenir maniaque ou de tomber dans la dérive du sur-esthétique.

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